Trouver sa robe de mariée : pourquoi essayer plus n’aide pas toujours à mieux choisir

Trouver sa robe de mariée : pourquoi essayer plus n'aide pas toujours à mieux choisir

Au début des recherches, l’envie est souvent la même : essayer beaucoup de robes pour être certaine de faire le bon choix.

Une boutique, puis une autre. Des coupes différentes, des matières, des décolletés, des photographies prises sous tous les angles… Avec l’impression que plus on aura comparé, plus la décision deviendra évidente.

Pourtant, lors des rendez-vous au showroom, nous observons régulièrement le phénomène inverse.

À force d’essayer, certaines futures mariées ne savent plus ce qu’elles aiment.

Les robes commencent à se mélanger, les avis des accompagnants s’accumulent et le moindre détail devient un nouveau sujet de comparaison.

Alors, combien de robes faut-il réellement essayer avant de choisir ? Il n’existe évidemment pas de chiffre idéal. Mais quelques principes permettent de faire de ses essayages un véritable outil de décision plutôt qu’une course à la robe suivante.

La silhouette existe déjà. Reste à savoir comment elle deviendra la vôtre.

Essayer plusieurs robes est nécessaire

Un premier essayage réserve souvent des surprises.

Une coupe enregistrée pendant des mois sur Pinterest peut finalement ne provoquer aucune émotion une fois portée. À l’inverse, une silhouette que l’on n’aurait jamais envisagée peut immédiatement sembler naturelle.

C’est tout l’intérêt des premiers essayages.

Ils permettent de découvrir comment les volumes réagissent sur son propre corps, de comparer différentes lignes et de mettre des sensations concrètes derrière des envies jusque-là essentiellement visuelles.

Il faut donc essayer.

Mais l’objectif n’est pas nécessairement d’essayer le plus possible. Il est de comprendre progressivement ce qui fonctionne.

Après quelques robes, certaines constantes commencent généralement à apparaître : une taille que l’on préfère marquée, un dos que l’on souhaite dégagé, un volume dans lequel on se sent davantage soi-même ou une matière qui correspond mieux à l’allure recherchée.

À partir de ce moment, l’essayage devient plus précis.

Une robe se regarde, mais elle se ressent aussi.

Le piège des photos après plusieurs rendez-vous

Les photographies sont utiles pour garder une trace d’un essayage. Mais elles peuvent aussi brouiller les sensations.

Une robe de mariée est faite pour être vue en mouvement et dans son ensemble. Une photographie prise rapidement dans une cabine ne restitue ni le tombé réel d’une matière, ni la façon dont la robe accompagne la marche, ni surtout la manière dont on se sent lorsqu’on la porte.

Après plusieurs boutiques, on finit parfois par comparer des dizaines de photographies plutôt que les robes elles-mêmes.

Quel décolleté était le plus flatteur ? Quelle jupe semblait la plus fine ? Quelle photo les proches préfèrent-ils ?

La décision devient alors très analytique.

Or le bon choix se trouve rarement dans un détail isolé. Il réside davantage dans l’équilibre général de la silhouette et dans la façon dont on se sent dedans.

Trop d'avis peuvent éloigner de son propre choix

Choisir ses accompagnants est presque aussi important que choisir ses rendez-vous.

Une mère, une sœur, une amie peuvent apporter un regard précieux. Mais lorsque les avis deviennent trop nombreux, ils finissent parfois par prendre le pas sur celui de la future mariée.

L’une préfère les manches. L’autre trouve la robe précédente plus spectaculaire. Une troisième avait imaginé quelque chose de complètement différent.

Et soudain, celle qui porte la robe ne sait plus très bien ce qu’elle en pensait avant que tout le monde commence à parler.

C’est notamment pour cette raison que nous accueillons deux accompagnants maximum lors des rendez-vous découverte au showroom.

Mieux vaut venir avec une ou deux personnes dont on connaît le regard et dont on respecte l’avis, tout en gardant une chose en tête : la robe doit d’abord convaincre celle qui va la porter.

Deux regards bien choisis valent mieux qu'une multitude d'avis.

Le rôle de la conseillère n'est pas simplement d'apporter des robes

Un bon essayage ne consiste pas à faire défiler mécaniquement des modèles.

Il doit permettre de comprendre.

Pourquoi cette taille fonctionne-t-elle mieux ? Pourquoi ce décolleté équilibre-t-il davantage la silhouette ? Qu’est-ce qui plaît réellement dans cette robe : sa matière, son dos, sa simplicité, son volume ?

Chez une créatrice, cette discussion peut aller encore plus loin parce que la robe n’est pas considérée comme un produit figé.

La connaissance du patron, de la construction et des matières permet d’expliquer ce qui peut évoluer et ce qu’il vaut mieux préserver.

Une robe presque parfaite peut parfois devenir la bonne grâce à une personnalisation très simple.

C’est là que le conseil prend tout son sens : ne pas seulement montrer davantage de robes, mais aider à regarder les bonnes choses.

Conseiller, c'est aussi savoir pourquoi une silhouette fonctionne.

Il n'est pas obligatoire d'avoir un coup de cœur spectaculaire

L’image du « coup de cœur » est tellement associée au choix de la robe de mariée qu’elle peut devenir une pression supplémentaire.

Certaines mariées savent immédiatement.

D’autres non.

Elles trouvent une robe magnifique, se sentent très bien dedans, reviennent plusieurs fois devant le miroir… mais attendent malgré tout cette émotion spectaculaire qui leur confirmerait qu’il s’agit de « la bonne ».

Or une évidence peut aussi être calme.

Elle peut se construire en réalisant que l’on ne pense plus vraiment aux autres robes. Que l’on se projette dans celle-ci. Que l’on sait déjà comment on voudrait la porter ou quel détail on souhaiterait personnaliser.

Il n’existe pas une seule manière de choisir sa robe.

l ne reste que la robe — et l'envie, ou non, de la retrouver.

Un deuxième rendez-vous peut être plus utile qu'une nouvelle boutique

Lorsqu’une robe se détache vraiment des autres sans que la décision soit encore totalement prise, notre conseil est souvent simple : revenez l’essayer.

Quelques jours ou quelques semaines permettent de prendre de la distance.

Au deuxième rendez-vous, la robe n’est plus une découverte. On la regarde autrement. On peut l’essayer avec les bons accessoires, vérifier les détails qui avaient suscité une hésitation et se concentrer sur les sensations plutôt que sur la nouveauté.

Ce rendez-vous est parfois beaucoup plus révélateur que cinq nouvelles robes essayées ailleurs.

Si l’envie de la retrouver est toujours présente, c’est déjà une information importante.

Mieux essayer plutôt qu'essayer davantage

Il n’existe donc pas de nombre parfait de boutiques ou de robes.

Certaines futures mariées trouvent leur robe dès leur premier rendez-vous. D’autres ont besoin de comparer plusieurs univers avant de comprendre ce qu’elles recherchent réellement.

L’essentiel est de savoir reconnaître le moment où la recherche n’apporte plus de nouvelles réponses.

Lorsque plusieurs robes commencent à se ressembler dans votre esprit, lorsque vous comparez davantage les photographies que vos sensations ou lorsque chaque nouvel essayage remet en question le précédent, il est peut-être simplement temps de revenir à l’essentiel.

Quelle robe avez-vous envie de remettre ?

Dans laquelle vous reconnaissez-vous ?

Et laquelle vous permet d’imaginer votre mariage plutôt que votre prochain essayage ?

Trouver sa robe ne consiste pas à avoir tout essayé. Il s’agit de savoir quand on a trouvé suffisamment juste pour ne plus avoir besoin de chercher.

Les collections Anne de Lafforest sont disponibles à l’essayage dans notre showroom parisien. Chaque rendez-vous découverte est pensé comme un moment d’échange et de conseil, avec deux accompagnants maximum.

→ Découvrir nos collections de robes de mariée

→ Prendre rendez-vous au showroom

Privacy Preference Center